Thrustmaster T-LCM

Thrustmaster T-LCM : pour plus de réalisme

Depuis la sortie de son volant TS-PC Racer (vendu sans pédalier), Thrustmaster est monté en gamme et n’a eu de cesse de développer son écosystème racing, allant jusqu’à proposer le TSS, un frein à main assez évolué, ou encore le BT Led Display, un afficheur externe à leds.

Le pédalier reste néanmoins le parent pauvre des volants à retour de force et Thrustmaster ne proposait en alternative que le T3PA et sa déclinaison Pro, hélas tous deux limités sur le plan technologique (fonctionnement à base de potentiomètres). Pourtant, le pédalier joue un rôle important dans les performances et les sensations de pilotage. Pour plus de réalisme, Thrustmaster propose donc un nouveau modèle, le T-LCM, un pédalier à capteur de force. Plus cher que les T3PA, il se positionne néanmoins à un tarif agressif pour un pédalier à capteur de force : 199,99 €, soit en dessous de ce que proposent des marques comme Fanatec (CSL Elite Pedals LC).

Thrustmaster T-LCM

Dès la sortie du carton, le T-LCM fait bonne impression, se montrant assez lourd et laissant apparaître de belles pédales en métal. Son châssis intégralement en plastique peut néanmoins décevoir quelque peu face à un concurrent comme Fanatec qui n’utilise que le métal. Heureusement, la robustesse est au rendez-vous malgré tout, grâce à l’usage d’un plastique de qualité, épais et rigide. La structure du T-LCM est tout de même renforcée par une plaque en métal située à la base de la pédale de frein, afin d’encaisser les gros freinages sans plier. Une butée métallique vient pour sa part encaisser le retour de la pédale qui peut être violent compte tenu de la force des ressorts. Les pédales d’accélérateur et d’embrayage reposent pour leur part directement sur la base plastique, renforcée elle aussi, mais sans pièce métallique pour augmenter la rigidité. Il faut dire que les efforts qu’elles subissent sont bien moins importants. Bien sûr, nous aurions été plus rassurés par une structure interne intégralement métallique, mais la conception semble suffisamment bien étudiée pour tenir sur la durée.

Thrustmaster T-LCM

Le plastique a toutefois le mérite d’assurer un design cohérent avec ceux des autres produits racing de Thrustmaster. Bien sûr, il permet aussi de réduire les coûts de fabrication et donc le prix de vente. Dans la mesure où ce choix ne remet pas en cause la solidité et la fiabilité du produit, nous n’y voyons pas d’inconvénient. D’autant que les finitions sont impeccables et qu’une plaque de finition métallique protège la surface où reposent les talons.

Du côté des pédales, en revanche, nous sommes bel et bien sur une construction tout métal, en aluminium. La finition un peu brute ajoute un certain cachet qui n’est pas pour nous déplaire, mais c’est surtout la robustesse qui séduit. Ces pédales sont en effet très rigides et ne risquent pas de céder sous la pression. On observe un léger jeu latéral, mais rien de sensible à l’usage.

Sur chacune d’elles, une plaque en aluminium peut être ajustée horizontalement et verticalement pour s’adapter à la taille des pieds de l’utilisateur. Il s’agit également de pouvoir éventuellement rapprocher pédale de frein et d’accélérateur, pour les amateurs de freinage talon-pointe, par exemple. Thrustmaster fournit aussi un jeu de 3 supports en plastique plus épais que ceux montés par défaut entre la plaque et la structure des pédales. Ceci afin de choisir entre 3 inclinaisons des plaques, plus ou moins prononcées.

L’adhérence sur ces plaques en aluminium brossé est tout à fait satisfaisante, même si l’on joue en chaussettes. Ceux qui cherchent plus de grip peuvent acquérir en option des couvre-pédales en caoutchouc, que nous aurions toutefois apprécié de trouver directement dans la boîte.

 

Thrustmaster T-LCM

L’élément phare de ce pédalier T-LCM se trouve au niveau de sa pédale de frein. Comme les pédales d’accélérateur et d’embrayage, celle-ci abandonne les potentiomètres. Elle ne passe toutefois pas à un capteur magnétique, mais à une load cell, bien connue et fort appréciée des connaisseurs. Cette load cell est un capteur de force qui n’enregistre pas les valeurs selon l’angle d’inclinaison de la pédale, mais en fonction de l’effort qu’on lui applique. Ainsi, plus on appuie fort sur la pédale, plus le freinage est puissant. Un comportement bien plus proche de celui du système de freinage (hydraulique) d’une vraie voiture.

Les pédaliers à potentiomètres assez évolués peuvent tout à fait procurer une sensation physique de freinage assez convaincante, par l’emploi de ressorts de qualité, de butées en caoutchouc… Le T3PA, par exemple, peut être amélioré et offrir une bonne impression sous le pied au freinage. Au niveau électronique et logiciel, cependant, ces pédaliers ne peuvent que simuler avec plus ou moins de réussite cette pression sur le frein. Il reste en effet difficile de faire correspondre avec précision la force de freinage avec l’inclinaison de la pédale, en particulier sur les freinages puissants, lorsque la pédale arrive en fin de course et que la variation angulaire devient faible.

Avec une cellule de charge, le problème ne se pose plus, puisque toutes les mesures sont basées sur la pression qui lui est appliquée. Plus besoin de simuler une courbe de freinage dans les jeux de course, ces derniers n’ont qu’à prendre en compte la force mesurée par le capteur. On obtient nécessairement un comportement plus réaliste, mais aussi plus facilement réglable en changeant simplement les ressorts utilisés en combinaison avec le capteur. À ce niveau, Thrustmaster a opté pour des ressorts métalliques, contrairement à Fanatec qui a plutôt choisi des bagues en polymères (CSL Elite Pedals LC) ou polyuréthane (ClubSport Pedals V3). Les sensations sont effectivement différentes d’une solution à l’autre, mais visent le même objectif : laisser l’utilisateur déterminer la progressivité du freinage. Mieux vaut éviter les ressorts les plus raides si l’on ne possède pas un cockpit de pilotage assez robuste.

Dans le cas du T-LCM, nous avons donc affaire à un système basé sur 3 ressorts placés autour d’un axe qui surmonte la load cell. Celui du milieu, le plus souple, sert à la précontrainte et s’enfonce donc le premier pour correspondre à l’amorce du freinage. Il est possible de limiter ou même supprimer cette précontrainte en installant de 1 à 5 rondelles sur l’axe au niveau de ce ressort, si l’on souhaite obtenir un freinage plus direct en réduisant la course totale de la pédale au passage. De part et d’autre de ce ressort, Thrustmaster a installé par défaut un ressort noir F20 et un ressort gris F15. Trois autres sont livrés : un F10 blanc, plus souple, et deux F30 rouges, plus raides.

Thrustmaster T-LCM

Pour en changer, rien de plus simple, il suffit d’appuyer sur la rondelle de la tête de maintien pour dégager la tige métallique de la pédale. Pas besoin d’outil. Ainsi, les amateurs de freinages très raides peuvent opter pour 2 ressorts rouges et une précontrainte nulle, afin d’atteindre le maximum de 100 kg de pression autorisé, tandis que ceux qui cherchent plus de souplesse n’ont qu’à opter pour un mélange de ressorts plus ou moins souples. Précision importante cependant, il convient de faire un tour dans le logiciel de calibration du pédalier pour valider la configuration de ressorts choisie. Ceci ne peut se faire que sur un ordinateur, en branchant le pédalier en USB.

On apprécie la simplicité d’usage du petit utilitaire de calibration qui permet d’ajuster la force de freinage d’un simple glissement de curseur. On visualise ainsi parfaitement quelle force il faut appliquer sur la pédale pour obtenir le niveau de freinage désiré. Le logiciel permet également l’ajustement des zones mortes.

Bien qu’il soit assez lourd (5,2 kg) et muni de patins en caoutchouc lui permettant de tenir correctement sur un sol lisse, le T-LCM est surtout conçu pour être vissé à un support de pédalier. Puisqu’il faut appuyer assez fort sur la pédale, le pédalier a vite tendance à glisser s’il n’est pas maintenu. On peut certes essayer de le caler, mais il est plus que recommandé de le fixer en utilisant les 4 pas de vis sous le pédalier.

Lorsqu’on commence à utiliser ce type de matériel, mieux vaut investir dans un véritable cockpit, voire un support spécialement adapté au simracing. Nous l’avons pour notre part installé sur un cockpit Rseat S1 (photo ci-dessous), qui a l’avantage d’intégrer un support pour pédalier ajustable en inclinaison comme en profondeur.

Thrustmaster a toutefois pensé à ceux qui ne pouvaient s’équiper d’un tel matériel et propose un support T-Pedals Stand vendu 50 € et autorisant de tels ajustements. Il suffit alors de le caler contre un mur, par exemple, pour l’utiliser avec un simple fauteuil de bureau.

Si vous êtes aussi enthousiasmé par le Thrustmaster T-LCM, assurez-vous de laisser un commentaire ci-dessous ou sur Twitter @carsource_fr

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